Destinée à pallier aux carences très graves du Service de Pédiatrie, dans le cadre des soins apportés aux nourrissons abandonnés requérant une prise en charge hospitalière, notre infirmerie, crée au sein du service en 1990, a fait place petit à petit à une modeste Unité de soins intensifs. Climatisée, équipée d’un système de désinfection des locaux, de cloches à oxygène, puis d’une couveuse, de lampes bleues (ictère physiologique), d’un poupinel et de divers matériel médical, possédant tous les médicaments nécessaires, cette unité est arrivée à faire baisser le taux de mortalité de manière spectaculaire. Ces nouveau-nés souffrent le plus souvent d’infection néo-natale presque souvent assez sévères pour nécessiter le recours à un traitement lourd, faisant appel à l’association d’une céphalosporine de 3éme génération et d’un aminoside. L’atteinte d’une infection secondaire aux maladies sexuellement transmissibles est souvent recherchée (Syphilis, Gonococcie, Infection à VIH ou autre). La souffrance néo-natale vient ensuite en second lieu pour compliquer le tableau clinique initial et compromettre le pronostic cérébral : il s’agit de l’hypothermie, de l’hypoxie et de l’acidose. L’équipement de l’infirmerie en particulier avec sa couveuse à lumière blanche permet la prise en charge de ces malades dans des conditions optimales. Statistiques des enfants du NID (Année 1988) Avant l'ouverture en 1990 de l'infiremerie devenue par la suite "Unité des soins intensifs" | 1988 | | Abandons (Nouvelles admissions au NID) | 144 | | Transférés en pediatrie | 100 | | Decés en pediaterie | 100% | | decés bébés ayant transités par le NID | 69.44% |
Note : Les bébés étaient transférés en pediaterie pour des soins, alors indisponibles au NID pour des raisons d'éspace, d'équipements, d'encadrement médical et para-médical. |